Poulet à l’orange façon Panda express

Allez, une petite der pour la route… Comme vous le savez, la cuisine asiatique est une de mes préférées. Je ne pouvais donc pas terminer cette année avec des recettes de Noël sans une dernière recette d’inspiration asiatique avant. Encore une fois, il s’agit de poulet frit (moelleux cette fois, comme des beignets) mais la sauce est plus originale que d’habitude. Il s’agit d’une sauce à l’orange sucrée salée : une vraie tuerie que je dois à C’est ma fournée. Je trouve les proportions et la texture vraiment parfaite. C’est par contre évidemment une recette qui ne plaira pas à tout le monde que ce soit à cause de la présence de l’orange ou du sucré-salé : je sais qu’il s’agit de saveurs clivantes. Je vous conseille aussi d’être généreux avec l’accompagnement car les saveurs sont marquées : le poulet seul pourrait être écœurants.

Temps : 30mn de préparation + 18mn de cuisson

Conservation : 2/3j dans une boite hermétique au frigo (mais le poulet va perdre tout le charme de sa texture)
Pour 4 personnes

Ingrédients :

Pour les beignets de poulet :

  • 60g de maïzena
  • 40g de farine
  • 5g de sel
  • un pincée de poivre
  • 1 œuf
  • 40g d’eau
  • 8g d’huile neutre (type colza ou tournesol)
  • 1kg de hauts de cuisse de poulet (pour obtenir 500g une fois désossé)
  • de l’huile pour la friture

Pour la sauce :

  • 10g d’huile neutre (type colza ou tournesol)
  • 5g de gingembre frais
  • 1 petite gousse d’ail
  • une pincée de flocons de piment
  • 65g de sucre en poudre
  • 65g de cassonade
  • 80g + 30g de jus d’orange
  • les zestes d’une demie-orange finement râpée
  • 70g de vinaigre de riz
  • 40g de sauce soja salée
  • 10g de maïzena
  • un filet d’huile de sésame

Recette :

Pour les beignets de poulet :

  • Dans un saladier, mélangez la maïzena, la farine, le sel et le poivre puis incorporez l’œuf, l’eau et l’huile ensemble. Désossez les hauts de cuisse, enlevez la peau et le cartilage puis coupez la viande en morceaux de taille moyenne. Versez le poulet dans la pâte à beignet et mélangez pour totalement les enrober.
  • Versez l’huile de friture dans une sauteuse (ou utilisez une friteuse directement). Chauffez le bain d’huile à 170° (entre 165 et 180°) et cuisez-y vos morceaux de poulet en trois fois (pas tout d’un coup pour ne pas trop baisser la température de l’huile) en les retournant avec un écumoire à mi-cuisson. C’est l’affaire de 3mn par face si votre huile est à la bonne température. A l’aide d’un écumoire, sortez-les de l’huile une fois cuits et égouttez-les sur du sopalin.

Pour la sauce :

  • Faîtes chauffez l’huile dans une grande poêle ou une sauteuse sur feu doux. Quand elle est chaude, ajoutez le gingembre frais épluché et finement râpé, la gousse d’ail finement râpée et le piment. Laissez cuire 2mn en remuant constamment puis ajoutez les sucres. Augmentez le feu sur feu vif puis ajoutez 80g de jus d’orange, le zeste d’orange, le vinaigre de riz et la sauce soja. Mélangez bien puis versez la maïzena délayée dans les 30g de jus d’orange restants sans cesser de remuer. Remuez vivement jusqu’à épaississement : la sauce va avoir une texture un peu comme une confiture mais en plus liquide (c’est très rapide). Ajoutez alors les beignets de poulet et mélangez pour les enrober. Ajoutez un filet d’huile de sésame, mélangez à nouveau et servez immédiatement, accompagné de riz par exemple.

Eton mess poire chocolat

A chaque année sa recette d’Eton mess. Alors que les dernières fois je me suis tournée vers des saveurs estivales comme les fraises et les framboises, cette fois-ci, j’ai décidé de m’éloigner un peu plus de la recette d’origine en utilisant de la poire, de la vanille et du chocolat. Une verrine parfaite pour finir un repas, que vous pouvez totalement servir pour de grandes occasions comme Noël avec ces saveurs (on peut même envisager de pocher les poires dans un sirop aux épices à pain d’épices pour une note encore plus festive). Les différents éléments sont assez faciles à préparer, il faut juste prévoir un petit temps car la meringue prend du temps à cuire et les poires à infuser. En dehors de ça, il n’y a aucune difficulté particulière. Vous pouvez même prévoir la confection du dessert sur plusieurs jours en faisant les meringues et les poires la veille (en conservant les premières dans une boite en métal hermétique à température ambiante et les secondes dans un bol filmé au frigo) pour qu’il ne vous reste plus qu’à faire la chantilly et le montage le lendemain. Ainsi, ces verrines un peu longues à préparer peuvent se transformer en dessert express à dresser minute !

Temps : 5/10mn de préparation +1h15 de cuisson pour les meringues ; 15mn de préparation (+1h d’infusion) + 15mn de cuisson pour les poires ; le temps de refroidissement de ces 2 éléments (environ 1h) ; 5mn de préparation pour la meringue ; 15mn pour le montage
Conservation : Aucune (si vous le mettez au frigo, la chantilly va s’affaisser, le chocolat durcir et vous ne sentirez plus la texture de la meringue qui va fondre)
Pour 4 grosses verrines (vous pouvez en faire 8 sans soucis)

Ingrédients :

Pour la meringue :

  • 2 blancs d’œuf
  • 100g de sucre

Pour les poires pochées à la vanille :

  • 500mL d’eau
  • 125g de sucre
  • 1 cuillère à café de jus de citron
  • 1 gousse de vanille
  • 3 poires (4 si elles sont petites)

Pour la chantilly :

  • 200mL de crème entière liquide
  • 30g de mascarpone
  • 2 sachets de sucre vanillé
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide

Pour le montage :

  • 160g de chocolat noir à 50/55% (+15g facultatifs pour la déco)

Recette :

Pour la meringue :

  • Préchauffez le four à 120°. Montez les blancs en neige. Lorsque le fouet commence à laisser une trace dans les blancs, versez environ 1/3 du sucre sans cesser de battre. Quand la neige est bien ferme ajoutez le reste du sucre et continuez de fouetter pendant quelques minutes. La meringue doit être lisse, brillante et faire un bec d’oiseau. A l’aide d’une cuillère à soupe, faites 10 tas de meringue sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et enfournez 1h15. Laissez refroidir sur une grille.

Pour les poires pochées à la vanille :

  • Dans une casserole de taille moyenne, versez l’eau, le sucre, le citron et la gousse de vanille fendue et grattée. Portez à ébullition et mélangez jusqu’à ce que le sucre soit totalement dissout. Laissez infuser 1h hors du feu (si vous n’avez pas le temps, vous pouvez zapper le temps d’infusion et passer directement au pochage mais vos poires sentiront moins la vanille).
  • Épluchez les poire, coupez-les en 2 et prélevez-en le cœur. Remettez le sirop sur le feu et ramenez-le à petit bouillon. Déposez les poires dans le sirop et laissez-les pocher 15mn. Retirez du feu et laissez-les refroidir dans le sirop de pochage.

Pour la chantilly :

  • Pendant le temps de refroidissement de la meringue et des poires, placez votre fouet et votre cul de poule au congélateur.
  • Une fois tous les éléments refroidis, versez votre crème et votre mascarpone dans le cul de poule et fouettez-les jusqu’à obtenir une crème fouettée ferme. Ajoutez le sucre vanillé et l’extrait de vanille liquide et fouettez encore quelques secondes pour bien les incorporer. Réservez.

Pour le montage :

  • Faites fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes et égouttez les poires au sirop puis procédez au montage. Dans chaque verrine, alternez morceaux de poires, chocolat noir, meringues émiettées et chantilly deux fois (ça vous fera environ 1.5 cuillère à soupe de poire, 1.5 cuillère à soupe de chocolat fondu, 1 meringue et 2 cuillères à soupe de chantilly par couche). Lissez la couche de chantilly supérieure puis décorez avec des brisures de meringue, quelques dés de poire (s’il vous en reste) et un peu de chocolat fondu. Servez immédiatement.

Purée de patates douces au sirop d’érable

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu une envie subite de manger une purée de patates douces. Peut-être l’arrivée prochaine de Thanksgiving, je ne sais pas trop. En tout cas j’avais cette envie au fond de moi. Sauf que je n’en ai jamais fait ou mangé. J’ai donc totalement improvisé. Je me suis dit qu’on mettait du beurre et du lait ou de la crème dans une purée de pommes de terre donc j’ai fait la même chose puis j’ai ajouté du sirop d’érable pour le côté américain et fini par assaisonner un peu au feeling. Traditionnellement, on retrouve des épices un peu plus « sucrées » type cannelle ou noix de muscade mais je voulais un peu de punch. Vous pouvez bien évidemment modifier l’assaisonnent, que ce soit les épices ou les herbes. Au vu des différentes recettes que j’ai vu sur internet, vous pouvez aussi à mon avis twister les autres ingrédients comme enlever le beurre ou en mettre le double, n’utiliser que du lait ou de la crème ou même probablement utiliser du cream cheese à la place comme pour ma purée de chou fleur. Les possibilités ont l’air immense (et toutes délicieuses).

Temps : 25mn de préparation + 15mn de cuisson
Conservation : 3/4j dans un récipient hermétique au réfrigérateur
Pour 4 personnes

Ingrédients :

  • 1,5kg de patates douces
  • 100mL de lait
  • 100mL de crème entière liquide
  • 50g de beurre
  • 50g de sirop d’érable
  • 1 à 2 cuillères à café de sel (cela dépendra d’à quel point vous aurez salé l’eau de cuisson)
  • 1 cuillère à café d’ail en poudre
  • 1 cuillère à café de thym séché
  • une pincée de poivre
  • une pincée de piment de Cayenne

Recette :

  • Pelez et coupez les patates douces en grosses rondelles (si vous n’avez pas d’économe, vous pouvez enlever la peau après cuisson, elle se détachera toute seule). Versez-les dans une casserole d’eau froide salée, portez à ébullition et laissez cuire 15mn environ : un couteau doit les traverser sans difficulté. Égouttez les patates douces, remettez-les dans la casserole et écrasez-les au presse-purée (ou à la fourchette si vous n’en avez pas). Chauffez sur feu doux et ajoutez le lait et la crème chauds en plusieurs fois en mélangeant entre chaque puis le beurre coupé en petits morceaux. Quand celui-ci est totalement incorporé, ajoutez enfin le sirop d’érable puis les épices et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Servez chaud.

Bouchées clémentine, crème de marrons, chocolat

Rien de tel qu’un bon thé ou un bon chocolat chaud accompagné d’un petit gâteau pour lutter contre la grisaille de l’automne. Et autant, je vous ai proposé pléthore des premiers ces dernières semaines (ici, ici ou ici) mais j’ai été plutôt timide pour les seconds. Voilà donc pour me faire pardonner des petits gâteaux moelleux crème de marron, clémentine et chocolat prêts en un tour de main et dévorés tout aussi rapidement ! J’ai trouvé la recette chez Ready, steady… Cook et elle est incroyable !

Temps : 10/15mn de préparation et 12mn de cuisson
Conservation : 4/5j dans une boite hermétique à température ambiante
Pour 18 bouchées environ

Ingrédients :

  • 40g de beurre
  • 250g de crème de marron
  • 2 œufs
  • le zeste d’une clémentine bio finement râpée
  • 40g de farine
  • 60g de chocolat noir

Recette :

  • Faîtes fondre le beurre au micro-ondes puis mélangez-le à la crème de marron dans un saladier. Incorporez les œufs et le zeste de clémentine puis la farine. Mélangez jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Répartissez-la dans des moules à mini-muffins (de 3,5cm de diamètre environ) jusqu’à 4/5e de la hauteur puis enfournez 12/13mn : la pointe d’un couteau doit ressortir sèche. Laissez refroidir 5mn pour ne pas vous brûler puis démoulez-les sur une grille pour refroidissement.
  • Quand les bouchées ont refroidi, faites fondre le chocolat au micro-ondes ou au bain-marie et trempez-le haut de chaque bouchée dedans. Laissez refroidir à température ambiante jusqu’à durcissement.

Note :
– Si vous voulez renforcer le goût des agrumes, mettez le zeste de 2 clémentines ou d’une orange.

Courges spaghetti façon lasagnes

Les courges spaghetti, voilà un légume dont le nom m’a toujours intrigué. D’extérieur, elles ressemblent vraiment beaucoup aux autres types de courges, je ne comprenais donc pas trop la particularité. Mais comme j’ai vu qu’elles étaient souvent utilisées garnies, je me suis dit que j’allais tenter de les utiliser comme contenants pour des lasagnes, à la place des pâtes, pour une alternative un peu plus saine. Je n’étais pas sûre d’aimer mais au final j’ai adoré. Le goût de la courge reste présent mais s’efface quand même un peu face à la gourmandise de la bolognaise et de la béchamel et les textures fonctionnent très bien ensemble. Ce n’est d’ailleurs qu’une fois cuites que j’ai compris pourquoi on les appelait courges spaghetti. C’est assez rigolo de gratter la courge au fur et à mesure de la dégustation pour en faire des « fils ». Ils se mélangeant très bien à la garniture comme ça. En revanche, grosse alerte de ma part. Le seul élément primordial de cette recette est la maturité des courges : si elles ne sont pas assez mûres non seulement vous allez lutter pour les couper (j’y ai même perdu un couteau) mais elles seront aussi un peu sèches en sortie de cuisson. Il vaut donc mieux éviter sinon vous risquez de perdre beaucoup de temps et d’énergie pour un résultat plus que passable. En dehors de ça, ce plat est aussi bon que ma photo est moche 😉

Temps : 30mn de préparation + 1h00 de cuisson
Conservation : 2/3j bien emballées au frigo
Pour 4 personnes

Ingrédients :

Pour la « bolognaise » :

  • 1 tête d’ail
  • un filet d’huile d’olive
  • 300g de viande hachée
  • 1 oignon
  • du sel et du poivre
  • 600g de sauce tomate
  • 2 cuillères à café de thym frais

Pour la béchamel :

  • 35g de beurre
  • 35g de farine
  • 350mL de lait
  • du sel et du poivre
  • 10g de basilic frais

Pour la finition :

  • 2 courges spaghetti (de préférence assez profondes pour pouvoir mettre beaucoup de garniture)
  • du sel et du poivre
  • 50 + 200g de scarmoza

Recette :

Pour la « bolognaise » :

  • Préchauffez le four à 215°. Coupez le haut de la gousse d’ail pour exposer les gousses. Déposez-la sur une feuille de papier aluminium et arroser la généreusement d’huile d’olive. Refermez le papier aluminium par-dessus et enfourner 25/30mn jusqu’à ce que les gousses d’ail soient tendres. Réservez (et n’éteignez pas le four).
  • Versez la viande hachée dans une grande sauteuse sur feu moyen. Dès qu’elle est colorée, ajoutez l’oignon haché et les gousses d’ail rôties (pour les récupérer, c’est très facile, il suffira de presser les côtés de la tête d’ail : l’intérieur sortira tout seul). Mélangez, assaisonnez légèrement puis versez la sauce tomate et le thym. Laissez chauffer tranquillement sur feu doux.

Pour la béchamel :

  • Faîtes fondre le beurre dans une petite casserole. Une fois totalement fondu, hors du feu, ajoutez la farine en une fois. Mélangez jusqu’à obtenir une masse. Remettez la casserole sur le feu puis ajoutez le lait petit à petit, en mélangeant à l’aide d’un fouet. Laissez cuire la sauce sur feu moyen sans cesser de fouetter jusqu’à ce qu’elle épaississe puis assaisonnez. Ajoutez le basilic finement haché et mélangez. Réservez sur feu doux pour maintenir la chaleur.

Pour la finition :

  • Coupez les courges spaghettis en 2 et déposez-les dans le micro-ondes 3mn à pleine puissance avec un verre d’eau (si vous avez du mal à les couper, mettez les entières dans le micro-ondes en les perçant de quelques trous à l’aide d’une fourchette, elles seront plus faciles à découper ensuite). Laissez-les refroidir quelques minutes si elles sont trop chaudes pour vous et grattez-en l’intérieur pour enlever les graines. Déposez les courges évidées dans plat allant au four puis salez et poivrez-les. Coupez la scarmoza en dés et répartissez les 50 premiers grammes au fond des courges. Ajoutez ensuite la sauce bolognaise puis la béchamel de façon égale entre les 4 demies courges. Répartissez le reste de la scarmoza par-dessus. Couvrez le plat de papier aluminium puis enfournez 20mn. Retirez ensuite le papier alu et prolongez la cuisson de 15/20mn : la courge doit être bien tendre. Servez immédiatement. Pour déguster la courge, grattez les côtés avec votre fourchette pour former des fils et mélangez-les à la garniture !

Note :
– Sur la photo, vous pouvez voir que la scarmoza déposée au-dessus a été coupée en tranches et non en dés. J’ai testé les deux et j’ai préféré le premier que j’avais oublié de photographier. Je trouve que la découpe en dés permet une meilleure fonte.

Kanelsnurrer

3 mois sans faire de brioche ou de viennoiseries et me voici avec deux recettes coup sur coup. Celle-ci provient de chez Bernard. Il s’agit de la version scandinave des cinnamon rolls : une pâte à brioche gourmande à la cardamome fourrée d’un beurre sucré à la cannelle : divin. C’est un véritable plaisir. Ces tourbillons à la cannelle sont hyper moelleux et parfaits pour le petit déjeuner. Je me suis régalée. Le façonnage est assez facile en plus car les tourbillons se forment quasiment tous seuls en entortillant la pâte sur elle-même, vous verrez 😉

Temps : 50mn de préparation + 7h10 de pousse (minimum) + 15mn de cuisson
Conservation : 2/3j dans une boite hermétique à température ambiante
Pour 13 kanelsnurrer

Ingrédients :

Pour la pâte :

  • 240g de lait demi-écrémé
  • 6g de levure sèche de boulanger
  • 540g de farine T55
  • 85g de sucre semoule
  • 7,5g de cardamome moulue
  • 4g de sel
  • 1 œuf
  • 90g de beurre mou

Pour la garniture :

  • 100g de beurre mou
  • 50g de sucre semoule
  • 50g de cassonade
  • 10g de cannelle
  • une pincée de sel

Pour la dorure :

  • un œuf

Pour le sirop (facultatif) :

  • 30g de sucre semoule
  • 30g d’eau

Recette :

Pour la pâte :

  • Chauffez le lait très légèrement pour qu’il soit tiède (un tout petit peu plus chaud que la température de votre doigt) et versez-le dans la cuve de votre robot. Ajoutez la levure, laissez reposer 10mn et mélangez. Versez la farine par-dessus puis le sucre, la cardamome et le sel ainsi que l’œuf en faisant attention que le sel et le sucre n’entrent pas en contact avec la levure. Mélangez à l’aide du crochet pendant 5-6mn. Incorporez ensuite le beurre coupé en petits morceaux et continuez de pétrir la pâte pendant 8mn jusqu’à ce qu’elle se décolle des parois et qu’elle soit lisse, souple et élastique. Couvrez la cuve d’un torchon et laissez la pâte lever pendant 1h environ jusqu’à ce qu’elle double de volume. (Je vous conseille de la mettre dans un four éteint, précédemment préchauffé à 30°). Dégazez-la, filmez-la et entreposez-la une nuit au réfrigérateur (au moins 4-5 heures).

Pour la garniture :

  • Versez tous les ingrédients dans un saladier et travaillez-les à l’aide d’une maryse jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Réservez.
  • Sortez la pâte du réfrigérateur et étalez-la sur un plan de travail fariné en un rectangle de 26x42cm. Tartinez les ¾ de sa surface avec la garniture en recouvrant toute la largeur (il faut donc recouvrir une surface de 26x31cm environ et il vous restera une bande de 10cm libre). Pliez la pâte en 3 dans le sens de la longueur pour obtenir un nouveau rectangle de 26x14cm. Pincez la jointure pour souder la pâte puis découpez-la en 13 bandes de 2cm de large (vous pouvez faire les kanelsnurrer plus fins si vous le désirez, il faudra juste surveiller la cuisson). Prenez une bande de pâte, étirez-la légèrement pour faciliter la torsion (je pense que je les ai étirées jusqu’à ce qu’elles gagnent 1,5 fois leur taille initiale environ). Tenez fermement une des extrémités puis tournez la bande sur elle même une dizaine de fois afin qu’elles se replient sur elle-même autour de l’extrémité que vous tenez en main, comme pour faire un chignon. Glissez la seconde extrémité au creux qui se sera formé au centre pour maintenir la torsade en place (j’ai essayé de rentrer le bout par le dessus et le dessous et je trouve le rendu plus joli en passant par en-dessous, mais faîtes comme vous préférez). Déposez le kanelsnurrer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Recommencez l’opération avec les autres bandes de pâtes en espaçant bien les viennoiseries sur la plaque (il vous faudra 2 plaques en tout). Couvrez les plaques d’un torchon et laissez la pâte lever à nouveau pendant 40mn environ dans un endroit chaud (les brioches vont beaucoup gonfler).

Pour la finition :

  • Préchauffez votre four à 180°C. Badigeonnez les kanelsnurrer avec de l’œuf battu à l’aide d’un pinceau et enfournez 15/18mn environ : ils doivent être bien dorés.
  • Si vous désirez qu’ils brillent, juste avant de les sortir du four, préparez un sirop en portant à ébullition l’eau et le sucre dans une petite casserole et badigeonnez-en les viennoiseries dès leur sortie du four.

Risotto au potimarron

J’ai laissé les courges de côté pendant quelques temps à cause du beau temps qui nous a inondé pendant plusieurs semaines mais me voilà de retour avec une recette salée. Comme j’adore le risotto, j’ai décidé d’y intégrer une purée de potimarron qui est extrêmement rapide à préparer car nul besoin de se casser la tête à éplucher la courge : il suffit de la faire cuire à couvert une dizaines de minutes et la peau s’en va toute seule. Un plat végé parfait pour supporter les températures de saison ! D’ailleurs, le risotto peut avoir l’air assez liquide sur la photo mais rassurez-vous c’est parce que je l’ai pris en photo bouillant à la sortie de la casserole. Quand il va tiédir, il va prendre en consistance et n’aura rien d’une soupe !

Temps : 50mn de préparation/cuisson environ
Conservation : 2/3j dans une boite hermétique au frigo
Pour 5 personnes

Ingrédients :

  • 1 potimarron
  • 2 échalotes
  • 1 gousse d’ail
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 300g de riz à risotto
  • 100mL de vin blanc
  • 1L de bouillon de légumes (soit 2 cubes de bouillon de légumes dilués dans 1L d’eau bouillante)
  • 60g de parmesan râpé (100g si vous aimez beaucoup ça)
  • du poivre

Recette :

  • Commencez par préparer le potimarron. Lavez-le, séchez-le, coupez-le en 2, videz-le puis coupez-le en cubes moyens sans l’éplucher. Versez les morceaux dans une casserole avec quelques centimètres d’eau et une pincée de gros sel et portez à ébullition. Laissez cuire à couvert pendant 10/15mn : la pointe d’un couteau doit traverser la chair sans difficulté. Égouttez, laissez refroidir jusqu’à pouvoir manipuler le potimarron manuellement et prélevez la chair de la peau à l’aide d’une cuillère. Réservez la purée de potimarron obtenue le temps de faire le risotto.
  • Faites revenir les échalotes et les gousses d’ail finement émincées dans une grosse casserole avec 3 cuillères à soupe d’huile d’olive sur feu doux pendant 5mn. Ajoutez le riz et laissez cuire pendant 1-2mn en mélangeant bien pour que le riz s’imprègne. Versez le vin blanc et mélangez jusqu’à ce qu’il soit totalement incorporé. Versez ensuite quelques louches du bouillon et laissez cuire jusqu’à ce qu’il soit complètement absorbé par le riz en mélangeant de temps en temps. Renouvelez l’opération jusqu’à épuisement du bouillon en attendant bien qu’il soit totalement absorbé avant d’incorporer la suite à chaque fois. Cela devrait prendre 20mn environ (les premières louches seront très rapidement absorbées et la suite mettra de plus en plus de temps à l’être, c’est normal). Une fois le bouillon totalement absorbé, ajoutez le parmesan, poivrez puis incorporez la purée de potimarron. Mélangez jusqu’à obtenir un risotto lisse et homogène. Servez immédiatement.

Forêt noire façon Fantastik de Christophe Michalak

Quand j’étais jeune, je n’étais pas forcément fan de forêts noires. On ne trouvait quasiment que des versions assez vieillottes visuellement, écœurantes et pas très qualitatives gustativement. Je n’ai mangé ce que je considère comme une vraie part de forêt-noire que très tardivement, pendant la période des marchés de Noël en Alsace. Ce gâteau était moelleux, aérien, pas du tout écœurant, doucement chocolaté, avec un bon goût de cerise. Le paradis. Pourtant, je n’ai pas sauté le pas de la réalisation maison tout de suite. Et j’ai eu beau me ressasser chaque année que je devais essayer d’en faire une, ça n’arrivait jamais. C’est une recette qui me paraît encore aujourd’hui assez longue à faire et qui a l’air de demander beaucoup de rigueur (rigueur que je préfère insuffler dans des recettes de Noël car c’est toujours à cette période que j’ai envie de forêt noire). Quand j’ai vu ce substitut de forêt-noire proposé par Sucre d’orge et pain d’épices, j’ai donc sauté sur l’occasion. C’était une version moderne et simplifiée à la façon d’un fantastik de Michalak qui cochait toutes les cases que je recherchais. Et ça n’a pas manqué, je n’ai pas du tout été déçue. Le gâteau est moelleux, le chocolat présent, la chantilly généreuse. Il manque ce côté très imposant et « cocooning » de la forêt-noire traditionnelle mais je trouve que l’élégance du rendu la compense dans un autre style. Et n’ayez pas peur, la recette peut paraître longue mais au final, il n’y en a que pour 1h15 de véritable pâtisserie. Les différents éléments sont assez rapides à préparer, j’ai juste essayé de vous décrire les étapes le plus possible pour que tout se passe au mieux de votre côté. Au final, un des éléments clés pour réussir la recette est de bien étaler la préparation des différents éléments dans le temps pour leur laisser le temps de refroidir.

Temps : 30mn de préparation + 15mn de cuisson pour la génoise ; 15mn pour le décor en chocolat ; 5mn pour la ganache au chocolat; 5mn pour le sirop ; 5mn pour la chantilly ; 10/15mn pour le montage
Conservation : 24h au réfrigérateur (plus longtemps c’est un peu compliqué pour la chantilly maison)
Pour 1 gâteau (10 personnes environ)

Ingrédients :

Pour la génoise au cacao :

  • 200g d’œuf (4 œufs moyens)
  • 125g de sucre semoule
  • 95g de farine
  • 30g de cacao en poudre non sucré
  • 40g de chocolat noir

Pour le décor en chocolat :

  • 50g de chocolat noir

Pour la ganache au chocolat noir :

  • 90g de crème entière liquide
  • 80g de chocolat noir à 60%

Pour le sirop d’imbibage :

  • 100g de sirop de la boîte de cerises amarena
  • 10g de kirch

Pour la chantilly :

  • 200g de crème entière liquide
  • 50g de mascarpone
  • 15g de sucre vanillé (2 sachets)

Pour le montage :

  • environ 150g de cerises amarena dans leur sirop

Recette :

Pour la génoise au cacao :

  • Préchauffez le four à 180°. Préparez une casserole d’eau chaude pour faire un bain-marie. Quand l’eau frémit, versez les œufs et le sucre dans un saladier et déposez-le sur la casserole (attention à ce que le cul-de-poule ne touche pas l’eau). À l’aide d’un batteur électrique, fouettez la préparation à vitesse moyenne jusqu’à ce que l’appareil atteigne les 50° : elle doit blanchir et au moins doubler de volume. Retirez-la du bain marie et continuez de battre jusqu’à complet refroidissement. Tamisez la farine et le cacao ensemble dans un autre saladier et incorporez-les délicatement aux œufs en 3 fois à l’aide d’une maryse (soyez délicats comme avec une mousse au chocolat : on ne veut pas casser l’appareil et le faire redescendre sinon la génoise sera dure et non moelleuse). Versez ensuite la pâte dans un moule rond de 24cm, beurré et fariné si nécessaire (ou une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé si vous n’en avez pas, mais dans ce cas là n’étalez pas la pâte sur toute la surface pour conserver une certaine épaisseur) et enfournez 15mn environ : la pointe d’un couteau doit ressortir sèche et la génoise doit être moelleuse au toucher. Attendez 5/10mn puis démoulez la génoise sur une grille de refroidissement.
  • Quand la génoise a refroidi, découpez un disque de 22cm à l’intérieur. Faites cuire le chocolat noir au micro-ondes et chablonnez la génoise avec à l’aide d’un pinceau. Réservez.

Pour le décor en chocolat :

  • Pour faire le décor, il vous faudra tempérer le chocolat (vous pouvez vous en passer si vous avez la flemme mais vos éclats de chocolat risquent de n’être ni craquants ni brillants). Hachez le chocolat noir et faites-en fondre 2/3 au bain-marie jusqu’à ce qu’il atteigne 50-55°. Hors du feu, ajoutez le tiers restant et laissez le chocolat refroidir jusqu’à atteindre 27-28°. Remettez-le enfin sur le bain-marie jusqu’à atteindre 31-32°. Étalez-le finement et immédiatement sur une feuille de papier guitare à l’aide d’une spatule. Quand il commence à cristalliser (il va changer de couleur), dessinez des triangles de différentes tailles avec la pointe d’un couteau. Une fois parfaitement durci, il ne vous restera plus qu’à décoller délicatement les triangles de chocolat et à les réserver jusqu’au montage.

Pour la ganache au chocolat noir :

  • Portez la crème à ébullition et versez-la en trois fois sur le chocolat noir coupé en morceaux en mélangeant bien entre chaque ajout. Si des morceaux de chocolat subsistent, passez la ganache au micro-ondes quelques secondes. Laissez tiédir, mettez en poche et réservez à température ambiante (si la ganache ne prend pas de la consistance assez vite vous pouvez la mettre au frigo mais attention à ne pas la laisser trop longtemps : elle doit rester souple).

Pour le sirop d’imbibage :

  • Préparez votre sirop d’imbibage une fois votre génoise totalement refroidie et au moins 15mn avant de procéder au montage pour ne pas que la chaleur fasse fondre la chantilly que vous allez pocher. Pour cela, versez le sirop de cerises amarena dans une casserole et portez-le à ébullition. Hors du feu, ajoutez le kirsch et mélangez. Déposez votre génoise sur votre assiette de présentation côté chablonné vers le bas et imbibez immédiatement l’autre côté avec le sirop à l’aide d’un pinceau (soyez très généreux, il ne doit quasiment plus vous en rester).

Pour la chantilly :

  • Disposez votre cul de poule avec les fouets de votre batteur au congélateur 15mn avant de commencer le montage. Une fois vos ustensiles bien froids, versez la crème et le mascarpone dans le cul de poule et fouettez-les jusqu’à obtenir une crème fouettée ferme. Ajoutez le sucre vanillé et fouettez encore quelques secondes pour bien l’incorporer. Transférez la chantilly ainsi obtenue dans une poche à douille munie d’une grosse douille étoilée.

Pour le montage :

  • Reprenez votre génoise et vos deux poches à douilles. Pochez aléatoirement des boules de différentes tailles de chantilly puis de ganache chocolat. Déposez ensuite les cerises et piquez enfin les triangles au chocolat en les enfonçant légèrement dans la génoise pour qu’ils tiennent. Vous pouvez servir le gâteau immédiatement ou le conserver au frais jusqu’à dégustation.

Note :
– Ce dessert est peu marqué en kirsch malgré l’imbibage, on ne le sent quasiment ça. Si vous aimez ça, vous pouvez parfumer votre chantilly pour renforcer le goût en ajoutant 50mL de kirsch dans la crème et le mascarpone avant de les monter.

Burger de poulet au bacon

Il n’y a qu’une seule recette de burger sur mon blog… Je sais, c’est honteux. J’aime énormément ça mais chaque fois qu’on ressent l’envie d’en manger un, on se le fait livrer… J’en fais rarement moi-même. Alors que, ne nous le cachons pas, les burgers maison sont 1000 fois meilleurs. La livraison fait perdre tout le charme d’un burger qui est parfait à la dégustation dès sa sortie de la poêle. Je me suis donc un peu motivée cette été et j’ai fait un burger de poulet pour changer un peu. Même si je suis une adepte des steaks de bœuf, j’ai voulu proposer une alternative à ceux qui n’en mangeraient pas. J’ai donc fait des « steaks de poulet » maison avec du bacon à l’intérieur (on ne se refait pas…) et je les ai associés traditionnellement à du cheddar, de la salade et des tomates et de façon plus originale à de l’avocat pour la texture (j’adore ça dans les burgers) et une sauce légèrement piquante pour relever le tout. C’est délicieux. Par rapport à la photo, j’ai juste divisé la taille des steaks par deux (donc ne vous inquiétez pas s’ils ont l’air monstrueux sur la photo, ils seront moins imposants en suivant la recette) car les burgers étaient beaucoup trop consistants.

Temps : 20mn de préparation + 20mn de cuisson
Conservation : aucune (les légumes ne tiendront pas bien une fois les burgers montés, vous pouvez en revanche conserver les aliments séparés plusieurs jours)
Pour 4 burgers

Ingrédients :

Pour les « steaks » de poulet :

  • 75g de poitrine fumée (bacon)
  • 250g de poulet haché (ou de blancs de poulet si vous ne trouvez pas de poulet haché, dans ce cas, il faudra mixer les blancs au robot)
  • 1 oignon nouveau
  • 25g de chapelure Panko
  • 20g de parmesan
  • 5g de persil frais
  • 1 gousse d’ail
  • 0,5 œuf
  • une pincée de sel et de poivre
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

Pour les burgers :

  • 4 tranches de fromage (type cheddar)
  • 4 buns
  • de la mayonnaise
  • de la sauce sriracha
  • quelques feuilles de laitue
  • 1 avocat
  • 2 tomates

Recette :

  • Préchauffez le four à 200°. Alignez les tranches de bacon sur une plaque de cuisson recouverte de papier aluminium et enfournez 10mn jusqu’à ce qu’elles soient bien croustillantes. Laissez-les légèrement refroidir pour ne pas vous brûler puis coupez-les en petits morceaux. Versez-les dans un saladier avec le poulet haché, l’oignon finement ciselé (vous pouvez le mixer finement au robot si vous trouvez ça plus facile), la chapelure, le parmesan, le persil finement haché, la gousse d’ail écrasé au presse-ail, le demi œuf et une pincée de sel et de poivre (le bacon va déjà saler vos steaks donc pas besoin d’en mettre trop). Travaillez l’ensemble à la main jusqu’à obtenir une farce majoritairement homogène. Divisez cette dernière en 4 parts égales et faites-en des steaks de la circonférence de vos buns. Versez une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une grande poêle et déposez-les dedans. Laissez-les cuire sur la première face jusqu’à ce qu’ils soient dorés puis retournez-les, déposez une tranche de cheddar sur chacun et prolongez la cuisson jusqu’à ce que la seconde face soit dorée et l’intérieur cuit (contrairement à un steak de bœuf, on veut que ce soit bien cuit, surtout pas de poulet cru). Cela devrait prendre un peu moins de 10mn en principe. Si le fromage a du mal à fondre, vous pouvez couvrir la poêle pour une meilleure diffusion de la chaleur.
  • Pendant que les steaks de poulet cuisent, préparez le reste des burgers. Toastez les buns et tartinez-les avec un peu de mayo et de sauce sriracha. Ajoutez ensuite sur le talon de chaque buns : quelques feuilles de salade, un demi avocat grossièrement écrasé, le steak de poulet puis une demie tomate tranchée. Refermez avec les chapeaux et servez immédiatement.

Brioches suisses de Christophe Felder

Ça faisait un petit moment que je ne vous avais pas proposé de recette de Christophe Felder. Et pourtant… à chaque fois le résultat est incroyablement délicieux. Je n’ai pas testé une seule recette que je n’ai pas adoré. Avec le retour du froid, je me suis donc replongée dans sa bible qu’est le livre Pâtisserie et j’ai revu sa recette de suisses. Je les avais déjà faits une fois mais je n’avais pas pensé à publier la recette. J’ai donc recommencé mais cette fois-ci je les ai roulés comme pour un chinois au lieu de les faire rectangulaires comme le veut la tradition. Ces petites brioches sont vraiment irrésistibles entre le crémeux de la crème pâtissière et les pépites de chocolat. Elles feront votre joie au petit déjeuner !

Temps : 1h de préparation, 4h30 de pousse et 20mn de cuisson
Conservation : 2/3j dans du film alimentaire
Pour 9 suisses

Ingrédients :

Pour la pâte à brioche :

  • 250g de farine
  • 30g de sucre semoule
  • 1 cuillère à café de sel
  • 10g de levure fraîche de boulanger
  • 3 œufs
  • 165g de beurre mou

Pour la crème pâtissière :

  • 250ml de lait
  • 1 cuillère à café (5g) de beurre
  • ½ gousse de vanille
  • 2 jaunes d’œuf
  • 50g de sucre semoule
  • 20g de maïzena
  • 1 cuillère à soupe rase de farine

Pour la garniture :

  • 120g de pépites de chocolat

Pour la finition :

  • 50g de sucre semoule
  • 50ml d’eau
  • 1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger (facultatif)

Pour la dorure :

  • 1 œuf entier + 1 jaune (j’ai juste utilisé l’œuf entier sans mettre de jaune supplémentaire)

Recette :

Pour la pâte à brioche

  • Versez la farine, le sucre, le sel et la levure fraîche émiettée dans la cuve de votre robot munie du crochet en faisant bien attention que le sucre et le sel ne soient pas en contact avec la levure. Ajoutez les œufs et pétrissez à vitesse lente pendant 2/3mn. Ajoutez ensuite le beurre mou coupé en petits morceaux et pétrissez à vitesse moyenne pendant 10mn. A ce stade, la recette précise qu’il faut que la pâte se décolle des parois et puisse être manipulée à la main. Comme ce n’était pas le cas pour moi, j’ai ajouté 50g de farine. Je pense que c’était une erreur car ma brioche était un poil sèche. À mon avis, ce n’est pas grave si vous ne pouvez pas immédiatement la manipuler car avec le temps de refroidissement, vous pourrez de toute façon travailler votre brioche pour la suite de la recette. Je vous conseille donc de faire confiance aux proportions du chef et de rester sur les 250g de farine d’origine, de bien travailler votre pâton 10mn et de ne pas ajouter de farine même si la pâte est difficilement manipulable. Une fois que votre pâte est prête, couvrez la cuve d’un torchon propre et laissez-la pousser pendant 1h dans un endroit chaud à l’abri des courants d’air (un four éteint et préalablement préchauffé à 30° pour ma part).
  • Sur un plan de travail fariné, dégazez-la et aplatissez-la pour former un rectangle. Filmez-la et entreposez-la 40mn au réfrigérateur puis 20mn au congélateur (ou 2h au réfrigérateur).

Pour la crème pâtissière :

  • Pendant que la pâte est au frigo, préparez la crème pâtissière (comme elle a besoin de refroidir il ne faut pas la préparer juste avant de l’utiliser). Dans une casserole, portez le lait, le beurre et la gousse de vanille fendue et grattée à ébullition. Dans le même temps, dans un cul de poule, battez les jaunes avec le sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Incorporez ensuite la maïzena et la farine. Une fois à ébullition, versez le lait sur le mélange précédent petit à petit, sans cesser de remuer. Transvasez la crème dans la casserole puis chauffez à feu moyen jusqu’à ce qu’elle épaississe sans cesser de remuer (il faudra compter environ 30s à ébullition). Transférez-la dans un autre récipient pour couper la cuisson, filmez-la et laissez-la reposer à température ambiante pour la faire refroidir avant de la mettre au frigo quand sa température sera assez redescendue.

Pour le montage :

  • Sortez la pâte du congélateur et dégazez-la pâte sur un plan de travail légèrement fariné. Étalez-la sur une épaisseur de 4 à 5mm jusqu’à obtenir un rectangle de 40x25cm environ. Sortez la crème pâtissière du frigo et détendez-la en la fouettant légèrement puis étalez-la sur toute la surface de la brioche. Lissez avec une spatule puis répartissez les pépites de chocolat de façon bien homogène sur toute la surface. Donnez un petit coup de rouleau de pâtisserie dessus pour bien enfoncer les pépites dans la crème puis roulez le côté long du rectangle sur lui-même en serrant bien la pâte. Une fois au bout, appuyez légèrement sur la jointure pour la souder. A l’aide d’un couteau bien aiguisé, coupez le boudin en 9 parts (tous les 4cm). Déposez-les dans des empreintes type gros moules à muffins (ceux de 7/8cm) et laissez à nouveau pousser pendant 2h30.

Pour le sirop :

  • Pendant que les brioches poussent, préparez le sirop. Portez à ébullition le sucre et l’eau jusqu’à obtenir un joli sirop translucide. Retirez du feu et ajoutez l’eau de fleur d’oranger. Mélangez et réservez (il faut que le sirop soit froid quand vous imbiberez les brioches avec).

Pour la cuisson :

  • Préchauffez le four à 180°. Fouettez le jaune avec l’œuf entier. Badigeonnez les brioches avec à l’aide d’un pinceau et enfournez 20mn. A la sortie du four, badigeonnez les brioches avec le sirop de sucre. Laissez refroidir avant de démouler et de déguster tiède ou froid.

 

Note :
– Pour plus de gourmandise, vous pouvez réaliser une ganache au chocolat noir en versant en trois fois 50g de crème liquide à ébullition sur 50g de chocolat noir coupé en morceaux et en fourrer les brioches une fois refroidies en plongeant une douille seringue bien au centre (en hauteur et en largeur pour ne pas que ça coule).