Sablés cardamome chocolat

Attention tuerie ! Ces sablés ne ressemblent peut-être pas à grand chose car ils sont passés par moult péripéties (dont une toile de cuisson qui a gondolé dans le four et les a rendus tous biscornus et une piètre tentative de sauvetage visuel à base de poudre dorée) mais ils sont vraiment incroyables. Déjà, que dire du bonheur de sentir leur délicieuse odeur de cardamome quand ils seront en train de cuire dans le four ? C’est un véritable plaisir. Ils sont aussi extrêmement chocolatés, avec juste ce goût subtil de cardamome qui n’est pas trop puissant mais bien présent. Et surtout, leur texture est probablement la meilleure que j’ai jamais eu pour des sablés. Ils sont super moelleux à l’intérieur et croustillants à l’extérieur. J’ai eu du mal à ne pas tout manger toute seule. Rien que la pâte crue était incroyablement bonne mais alors le résultat cuit… Ils se hissent très facilement dans le top des biscuits que j’ai pu faire et goûter.

Temps : 35mn de préparation, 1h15 de refroidissement, 15mn de cuisson
Conservation : 1 semaine dans une boite en métal hermétique à température ambiante
Pour 15 sablés

Ingrédients :

Pour les sablés :

  • 130g de farine
  • 30g de cacao en poudre non sucré
  • 1 cuillère à café de cardamome en poudre
  • 0,25 cuillère à café de sel
  • 120g de beurre mou
  • 90g de sucre blond
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide
  • 1 gros jaune d’œuf
  • 20g de pépites de chocolat

Pour le glaçage :

  • 100g de chocolat noir
  • 1 cuillère à café d’huile neutre (pépin de raison, colza, tournesol)

Recette :

Pour les sablés :

  • Dans un premier bol, mélangez la farine, le cacao, la cardamome et le sel. Réservez. Dans un second bol, battez le beurre avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne crémeux. Incorporez ensuite la vanille et le jaune d’œuf. Puis, ajoutez les poudres petit à petit sans cesser de mélanger. Quand la pâte commence à être homogène, ajoutez les pépites et continuez de la travailler jusqu’à ce qu’elle le soit totalement. N’hésitez pas à utiliser vos mains pour cette étape, ce sera beaucoup plus efficace qu’avec un robot ou un ustensile (leur chaleur aidera la pâte à s’amalgamer bien comme il faut). Étalez la pâte sur une épaisseur de 1.3cm et filmez-la au contact (vous pouvez l’étaler directement sur le film alimentaire pour gagner du temps). Entreposez bien à plat au réfrigérateur pendant 1h.
  •  Emporte-piècez la pâte et déposez les sablés sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé ou de silpat en les espaçant bien. Récupérez les chutes de pâte, façonnez une boule, réétalez sur 1.3cm d’épaisseur et emporte-piècez à nouveau. Procédez ainsi jusqu’à épuisement de la pâte. Entreposez au réfrigérateur une nouvelle fois pendant 15mn. Pendant ce temps, préchauffez le four à 180°. Enfournez 15/18mn environ : les biscuits doivent être encore légèrement mous au toucher (j’ai utilisé un emporte-pièce de taille moyenne qui m’a donné 15 sablés, si vous faites des sablés plus petits, il faudra donc diminuer le temps de cuisson). Laissez tiédir légèrement sur la plaque avant de laisser refroidir complétement sur une grille.

Pour le glaçage :

  • Faites fondre le chocolat au micro-ondes ou au bain-marie. Incorporez l’huile, mélangez bien et laissez reposer à température ambiante une dizaine de minutes jusqu’à ce que le chocolat soit un tout petit peu plus chaud que la température de votre doigt. Trempez les sablés à moitié dans le chocolat et déposez-les sur une feuille de papier aluminium ou sulfurisé le temps que le glaçage fige.

Crème anglaise

Voici une recette ultra basique mais néanmoins délicieuse et qui saura vous être utile ! Je vous la propose maintenant car elle accompagnera le dessert que je vous réserve pour demain. C’est la touche parfaite pour sublimer un gâteau au chocolat et la base de nombreuses autres recettes. Elle vous permettra aussi d’écouler vos jaunes d’oeufs de façon ultra gourmande. Et si comme moi vous en êtes dingue vous pouvez aussi la manger à la petite cuillère sans rien d’autre…

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Temps : 20mn de préparation
Conservation : 3j dans une bouteille ou bien filmée au contact
Pour un demi-litre de crème anglaise environ

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Ingrédients :

  • un demi litre de lait
  • 1 gousse de vanille
  • 4 jaunes d’œufs
  • 65g de sucre (vous pouvez remplacer une partie du sucre par du sucre vanillé pour renforcer le goût de la crème anglaise)
  • 1 cuillère à café de maïzena (si vous aimez votre crème anglaise ultra fluide, avec peu de consistance, n’en mettez pas)

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Recette :

  • Dans une casserole, portez le lait et la gousse de vanille fendue et grattée à ébullition en mélangeant régulièrement. Laissez infuser 10mn hors du feu. Fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Incorporez ensuite la maïzena en veillant à ce qu’il n’y ait pas de grumeaux. Versez le lait tiède sur les jaunes petit à petit sans cesser de fouetter. Transvasez dans la casserole et laissez épaissir sur feu moyen sans cesser de remuer. Il faut que la crème anglaise nappe la cuillère. Si vous avez un thermomètre, ce stade est atteint lorsqu’elle est à 87°. Stoppez alors immédiatement la cuisson en transvasant votre crème dans un saladier et en déposant celui-ci dans un évier avec quelques centimètres d’eau froide au fond.  Fouettez quelques minutes. Laissez ensuite refroidir à température ambiante. Lorsque votre crème est tiède, entreposez-la au frigo jusqu’à refroidissement complet.

Crème glacée à la vanille

Bonsoir à tous ! On se retrouve très très tardivement ce soir mais pour une recette qui vaut le coup : celle de la crème glacée à la vanille. Au vu de la saison, de base, il n’était pas dans mon intention de faire une crème glacée, surtout à cette saveur. Mais je compte l’incorporer dans un dessert que je vous partagerai tout prochainement donc je me suis dit que quitte à en avoir besoin, autant la faire plutôt que l’acheter ! Comme c’est super facile et rapide (et qu’en plus ça m’a permis d’utiliser le nouveau jouet que j’ai eu à mon anniversaire de mon chéri, une turbine à glace), c’était tout bénéf ! Je vous préviens par contre : il s’agit plus d’une crème glacée que d’une glace à la vanille. Même si je n’ai pas pu trouver de critères définis sur internet permettant de faire une vraie classification et différenciation entre les deux, à mes yeux, il paraitrait logique que cela tienne au pourcentage de crème dans la glace. Hors, j’ai utilisé 40% de crème, et de la crème fleurette en plus ! On a donc un résultat qui fleure bon la crème. Si vous n’êtes pas fan de ça, passez votre chemin. Je vous proposerai dans un avenir plus ou moins proche (surtout moins) une vraie recette de glace à la vanille, qui a des saveurs moins marquées de crème. Mais en tout cas pour celle-là, crème et vanille s’allient pour donner le meilleur de leur association dans une glace 😉

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Temps : 10mn de préparation (+ le temps d’infusion), 1h30 de refroidissement et 30mn de turbinage
Conservation : quelques semaines au congélateur
Pour 1L de glace

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Ingrédients :

  • 450mL de lait frais entier
  • 300mL de crème fleurette (ou de crème liquide entière)
  • 1 gousse de vanille
  • 4 jaunes d’œufs
  • 60g de sucre

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Recette :

  • Dans une casserole, portez le lait, la crème et la gousse de vanille fendue et grattée à ébullition. A ce stade, vous pouvez décider de renforcer le goût de la vanille en la laissant infuser de 10mn à 1h. Dans ce cas, une fois l’infusion terminée, portez de nouveau le mélange à ébullition et  passez à la suite de la recette. Battez les jaunes avec le sucre dans un saladier jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Versez le lait dessus petit à petit, sans cesser de remuer. Transvasez la crème dans la casserole puis laissez épaissir à feu moyen sans cesser de remuer encore une fois. Il faut que la crème nappe la cuillère. Si vous avez un thermomètre, ce stade est atteint à 87°. Laissez-la ensuite refroidir à température ambiante une trentaine de minutes puis reposer au moins 1h au réfrigérateur.
  • Une fois la préparation refroidie, mélangez-la une dernière fois, démarrez votre sorbetière et versez-la dedans. Laissez la machine tourner une trentaine de minutes jusqu’à ce que la glace ait une consistance solide mais souple et versez-la dans un récipient qui va au congélateur. Laissez la reposer quelques heures avant de la déguster. Si vous n’avez pas de sorbetière, versez l’appareil dans un récipient et entreposez-le au congélateur en le remuant de temps en temps pour éviter qu’un maximum de cristaux ne se forment.
  • Sortez la crème glacée du congélateur au moins 15ms avant de servir pour qu’elle soit assez malléable.

Cannelés de Christophe Felder

Comme vous avez pu vous en apercevoir, mon nombre de publications a légèrement diminué la semaine dernière et cela va continuer. Au début du confinement, je me suis imposée un rythme plus intensif qu’avant de 3 recettes par semaine, ce que j’ai pu faire perdurer même à ma reprise du travail car la cadence n’était pas aussi intense que pré-confinement. Mais entre les heures supplémentaires et le stress du travail qui ont repris, la préparation de mon déménagement, mes allers-retours en train, d’autres obligations à tenir et certaines recettes plus ardues (comme celle-ci) qui m’ont demandé plusieurs tentatives pour en être satisfaite, c’est devenu impossible. Je me suis rendue compte que j’étais épuisée et que je m’en rendais malade. J’ai donc décidé de lever un peu le pied, au moins jusqu’à mon déménagement fin octobre et sûrement encore un peu après, le temps d’être bien installée dans mon nouvel appartement. Cela signifie pas de Halloween et de Thanksgiving pour moi mais je fais contre mauvaise fortune bon cœur : je me lâcherai sur Noël !!!

Pour en revenir à cette recette, comme je vous l’ai dit, elle m’a donnée du fil à retordre. J’avais déjà fait des cannelés il y a quelques années et je les avais réussis du premier coup : ils étaient vanillés, caramélisés, alvéolés et on sentait bien le rhum. Bref, parfaits ! Mais impossible de me souvenir de la recette, du temps de cuisson ou de la façon de les cuire. Je suis donc repartie de zéro et cette fois j’ai connu des coups durs : des soucis de démoulage, de sous-cuisson, de sur-cuisson, de cuisson inégale, etc. Je pense que je les ai tous eus ! Les cannelés sont un peu comme les macarons : des recettes assez faciles à réaliser mais avec une cuisson difficile à maitriser ! Je vais donc vous donner au fil de la recette tous les conseils possibles pour que vous réussissiez au mieux sans galérer autant que moi !

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Temps : 20mn de préparation + 24h de repos + 6h de remise à température + 50mn de cuisson
Conservation : à consommer le jour même
Pour 16 cannelés

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Ingrédients :

  • 500mL de lait frais entier
  • 50g de beurre
  • 1 gousse de vanille bien charnue
  • 2 œufs
  • 2 jaunes d’œuf
  • 250g de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 125g de farine tamisée
  • 50g de rhum

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Recette :

  • La veille : Portez le lait, le beurre et la gousse de vanille fendue et grattée à ébullition. Laissez la vanille infuser 10mn. Battez les œufs et les jaunes avec le sucre et la pincée de sel puis incorporez la farine. Ajoutez le lait vanillé et battez une dizaine de seconde pour homogénéiser la pâte puis incorporez le rhum. Laissez reposer 24h au réfrigérateur (TRÈS IMPORTANT) en remuant la pâte de temps en temps pour faire retomber la mousse.
  • Le jour J : Sortez la pâte du réfrigérateur et laissez-la revenir à température ambiante (là encore c’est PRIMORDIAL). Cela devrait prendre environ 6h. Puis, préparez vos moules en cuivre (vous pouvez utiliser des moules en aluminium à la rigueur mais JAMAIS de silicone).
    • Le mieux pour les cannelés est de les graisser avec un mélange de beurre et de cire alimentaire fondus. Cela vous donnera le même résultat caramélisé que ceux que vous pouvez trouver à Bordeaux. Mais, tout comme moi, vous n’en aurez sûrement pas (en plus la cire alimentaire coûte vraiment cher pour les particuliers), il vous reste donc deux solutions.
    • La deuxième meilleure option est de recourir à une bombe de graissage professionnelle (avec internet, il est très facile de s’en procurer). Dans ce cas, vaporisez les moules une fois la pâte à température ambiante.
    • La dernière est d’utiliser tout simplement du beurre clarifié. Dans ce cas, au moment où vous sortez votre pâte du réfrigérateur, faites fondre du beurre puis, à l’aide d’un pinceau, badigeonnez-en les moules. Soyez très rigoureux afin de ne pas oublier d’endroit car cela pourrait rendre très difficile le démoulage de vos cannelés. Une fois vos moules beurrés, retournez-les sur un papier absorbant et laissez figer le beurre 2/3mn au réfrigérateur. Sortez-les puis recommencez l’opération en appliquant une seconde couche, sans les mettre au frigo cette fois-ci. Laissez la pâte ET les moules revenir à température ambiante. Il ne faut absolument pas qu’un des deux soit froid car sinon vos cannelés cuiront de façon irrégulière (ils auront surement un trou à la place de la tête et la pâte sera de surcroit crue au centre).
  • Une fois la pâte à température ambiante et vos moules préparés, préchauffez le four à 240°. Versez la pâte dans les moules jusqu’aux 3/4 puis enfournez 10mn afin de créer le choc thermique qui donnera leur croute si particulière aux cannelés. Diminuez la température du four à 180° et prolongez la cuisson de 40mn pour des cannelés bien croustillants (personnellement, après avoir effectué BEAUCOUP de tests, je les préfère légèrement moins cuits donc 30/35mn supplémentaires me suffisent amplement). Il convient, comme pour les macarons, d’adapter la cuisson des cannelés à la puissance de votre four (par exemple : la majorité des recettes vous diront de faire une première cuisson à 270° puis le reste à 200/210° mais j’ai obtenu des bouts de charbon avec des températures aussi élevées et celle de Christophe Felder indiquait 35mn à 210° ce qui me donnait des cannelés à moitié crus ; je suis quitte à reprendre tous mes tests dans 1 mois quand j’aurai déménagé et changé de four !). Démoulez à chaud en les retournant sur une grille. Laissez refroidir au moins 2h avant dégustation.

Charlotte aux framboises

     Je suis super heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour vous présenter la première vraie charlotte que j’ai faite dans ma vie ! Par vraie charlotte j’entends une faite de A à Z. En effet, je n’avais jamais fait le biscuit, préférant la version plus rapide par l’utilisation de biscuits tous prêts. Et je suis vraiment super fière de ce que j’ai accompli. C’est très très rare que ce soit le cas donc je me dis que faire éclater ma joie de temps en temps ne fait pas de mal ! Surtout que pour une fois je n’ai pas foiré la déco, je la trouve super jolie. C’est vraiment incroyable !
Comme j’ai tout de même conscience qu’on n’a pas toujours autant de temps pour cuisiner (moi la première), pour la première fois je vous propose des équivalences « industrielles » qui vous feront gagner un temps fou pour le coulis et le biscuit. Ayant réalisé une fausse bavaroise (je voulais vraiment sentir le goût de la framboise j’ai donc utilisé uniquement du coulis et pas de lait), je vous mets également les indications vous permettant de réaliser une vraie pour respecter la tradition !

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Temps : 5mn pour le coulis ; 40mn de préparation + 10mn de cuisson pour le biscuit cuillère ; 20mn de préparation + 1h de refroidissement pour la bavaroise ; 10mn de préparation + une nuit de prise au frais pour le montage ; 15mn pour la déco
Conservation : 3/4j au frigo dans du film alimentaire
Pour 1 charlotte grosse charlotte (12 personnes environ)

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Ingrédients :

Pour le coulis :

  • 125g de framboises (fraiches ou surgelées)
  • 12g de sucre
  • un trait de jus de citron

ou

  • 50g de coulis de framboises tout prêt (si vous utilisez des boudoirs il vous en faudra sûrement plus)

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Pour le biscuit cuillère :

  • 3 œufs
  • 90g de sucre
  • 90g de farine tamisée
  • environ 20g de sucre glace

ou

  • des biscuits cuillère tous prêts

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Pour la fausse bavaroise :

  • 10g de gélatine
  • 300g de coulis de framboises (préparé en multipliant par 6 les proportions au dessus ou tout prêt) –> si vous désirez faire une réelle bavaroise faites alors moitié lait moitié coulis de framboises
  • 4 jaunes d’œuf
  • 45g de sucre semoule
  • 320mL de crème liquide entière

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Pour le montage :

  • 500g de framboises fraîches

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Pour la déco :

  • 100mL de crème liquide entière + 1 cuillère à café de sucre glace (ou une bombe de chantilly toute prête)
  • 150g de framboises fraîches
  • quelques feuilles de menthe

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Recette :

Pour le coulis :

  • Versez les framboises, le sucre et le jus de citron dans une grande assiette creuse. Faîtes cuire 2mn au micro-ondes. Laissez refroidir quelques instants pour ne pas vous brûler puis filtrez au dessus d’un bol en pressant les fruits dans une passoire pour en récupérer le jus. Réservez le coulis ainsi obtenu.

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Pour le biscuit cuillère :

  • Séparez les blancs des jaunes. Montez les blancs en neige. Lorsque le fouet commence à laisser une trace dans les blancs, versez environ 1/3 du sucre sans cesser de battre. Quand la neige est bien ferme ajoutez le reste du sucre et continuez de fouetter pendant quelques minutes. La meringue doit être lisse, brillante et faire un bec d’oiseau. Incorporez les jaunes d’œuf délicatement à l’aide d’une maryse. Versez la farine en pluie et incorporez-la délicatement là encore pour ne pas que le mélange retombe.
  • Préchauffez le four à 170°. Sur 2 feuilles de papier sulfurisé, tracez au crayon à papier sur chacune 1 cercle de 18cm de diamètre et une bande de 5.5cm de hauteur sur toute la longueur. Déposez chaque feuille sur une plaque de cuisson en les retournant pour que le crayon ne déteigne pas sur la pâte. Transvasez la pâte dans une poche à douille munie d’une douille de 12mm. Pochez-la en escargot dans les cercles et en bâtonnets dans les bandes, sans laisser d’espace vide (les bâtonnets doivent se toucher). Saupoudrez de sucre glace deux fois. Enfournez 10mn environ, en retournant les plaques à mi-cuisson si votre four ne cuit pas de façon homogène. Le biscuit est prêt lorsqu’il est très légèrement doré. Laissez refroidir.

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Pour la « fausse » bavaroise :

  • Déposez vos feuilles de gélatine dans un grand bol d’eau froide et disposez votre cul de poule avec les fouets de votre batteur au congélateur 15mn avant de commencer.
  • Portez le coulis de framboise à ébullition dans une casserole (le lait et le coulis si vous voulez faire une vraie bavaroise). Pendant ce temps, battez les jaunes avec le sucre dans un cul de poule jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Versez le coulis sur les jaunes, mélangez, puis transvasez le tout dans la casserole. Portez à ébullition à nouveau puis incorporez la gélatine essorée. Versez dans un bol, filmez au contact puis laissez refroidir à température ambiante pendant 1h : l’appareil ne doit pas être à plus de 30°.
  • Sortez le cul de poule et les fouets du congélateur. Versez la crème dans le cul de poule et montez-la en crème fouettée. Incorporez-la délicatement avec une maryse à la préparation aux framboises.

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Pour le montage :

  • Chemisez un cercle à pâtisserie de 20cm avec un rhodoïd de 7cm de hauteur (vous pouvez scotcher deux bandes).  Décollez délicatement les biscuits cuillère du papier sulfurisé et parez les bords pour obtenir des bandes de 4.5cm de hauteur. Déposez une première bande de biscuit contre le cercle (le dessous orienté vers l’intérieur du cercle) puis comblez le reste du cercle avec la seconde bande découpée à la longueur nécessaire. Déposez un premier disque de biscuit, à l’envers dans le fond du cercle à pâtisserie, en le retaillant si nécessaire. Appuyez bien pour que les bandes et le cercle soient « soudées ». A l’aide d’un pinceau, imbibez le cercle et les bandes de biscuit de coulis de framboises. Versez de la bavaroise jusqu’à mi-hauteur du biscuit. Répartissez moitié des framboises dessus en appuyant légèrement pour les enfoncer. Recouvrez avec le second disque, à l’envers et retaillé si nécessaire, en appuyant légèrement pour chasser l’air et qu’il adhère bien à la bavaroise. Imbibez de coulis de framboises. Versez de la bavaroise jusqu’à hauteur du biscuit, déposez le reste des framboises, appuyez légèrement pour les enfoncer et versez le restant de bavaroise pour arriver jusqu’en haut du rhodoïd. Lissez à l’aide d’une spatule puis placez au réfrigérateur une nuit.
  • Si vous utilisez des biscuits cuillère tous prêts : découpez-les pour obtenir la taille adéquate, imbibez le dessous de coulis (le côté non saupoudré de sucre) et positionnez-les sur les côtés et dans le fond du cercle. Je vous conseille alors de mettre un film alimentaire en dessous pour renforcer la base que vous déplacerez plus tard. Le reste du montage sera identique, en répétant la même opération pour remplacer le cercle de biscuit du milieu.

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Pour la déco (le lendemain) :

  • Sortez votre charlotte du frigo. En vous aidant de spatules, déplacez-la sur votre plat ou votre assiette de présentation. Enlevez délicatement le cercle à pâtisserie puis le rhodoïd.
  • Disposez votre cul de poule avec les fouets de votre batteur au congélateur 15mn avant de commencer la déco. Sortez le cul de poule et les fouets du congélateur. Versez la crème dans le cul de poule et montez-la en crème fouettée (cela peut prendre jusqu’à 10mn selon votre robot). Une fois que la crème fouettée est ferme, incorporez le sucre glace et continuez de fouetter quelques secondes.
  • Versez la chantilly dans une poche à douille munie de la douille de votre choix (une douille cannelée moyenne pour ma part). Pochez des ronds de chantilly de différentes tailles sur la charlotte. Déposez les framboises fraiches. Lavez, séchez et découpez les feuilles de menthe en petits morceaux puis placez les délicatement à l’aide d’une pince à épiler. Servez immédiatement

 

Eclairs mousseline vanille et brunoise de mangue

     Après mes choux au chocolat, j’ai rapidement eu envie de retenter l’expérience, sous forme d’éclair cette fois et avec une garniture plus légère et fruitée. J’ai donc gardé la recette de choux et de craquelin de Christophe Michalak pour les éclairs et je les ai fourrés avec une brunoise de mangue au citron vert surmontée d’une mousseline vanille dont j’ai piqué la recette à Il était une fois la pâtisserie. Un délice qui se dévore vraiment tout seul grâce à la légèreté de sa garniture !

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Temps : 20mn de préparation + 1h d’infusion pour la mousseline ; 5mn pour la brunoise ; 5mn pour le craquelin ; 25mn de préparation + 35/40mn de cuisson pour les éclairs ; 10mn pour le montage
Conservation : 24/48h max au frigo (la mousseline se conserve très mal)
Pour 8 éclairs

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Ingrédients :

Pour la mousseline vanille :

  • 250mL de lait entier
  • 1 gousse de vanille
  • 50g de jaune d’œuf (environ 2 jaunes et demi)
  • 50g de sucre en poudre
  • 25g de maïzena
  • 10g de farine
  • 25g + 100g de beurre mou coupés en morceaux

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Pour la brunoise  de mangue :

  • 1 mangue bien mûre
  • 1 citron vert

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Pour le craquelin (optionnel) :

  • 50g de beurre mou
  • 60g de cassonade
  • 60g de farine

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Pour les éclairs :

  • 45g de lait
  • 45g d’eau
  • 2g de sel
  • 2g de sucre semoule
  • 40g de beurre
  • 50g de farine
  • 90g d’œuf (2 œufs environ)

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Recette :

Pour la mousseline vanille :

  • Dans une casserole, portez le lait et la gousse de vanille fendue et grattée à ébullition puis laissez infuser une heure hors du feu. Vous pouvez laisser la crème infuser moins longtemps mais son goût de vanille sera peu prononcé.
  • Une fois le lait infusé, battez les jaunes avec le sucre dans un cul de poule. Incorporez ensuite la maïzena et la farine tamisées. Filtrez le lait puis versez-le sur le mélange précédent petit à petit, sans cesser de remuer. Transvasez la crème dans une casserole puis chauffez à feu moyen jusqu’à ce que la crème épaississe. Incorporez les 25g de beurre coupé en petits morceaux. Transvasez dans un autre récipient, filmez au contact et laissez refroidir complétement à température ambiante (vous pouvez préparer le craquelin et les choux pendant ce temps).
  • Une fois que la crème est revenue à température ambiante, à l’aide du robot muni du fouet, fouettez-la quelques secondes pour l’assouplir puis incorporez ensuite les 100g de beurre restants, coupés en morceaux, petit à petit, à vitesse moyenne. Quand l’intégralité du beurre est incorporé, continuez de fouetter quelques minutes jusqu’à ce que la crème monte bien et soit légère. Réservez au frigo.

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Pour la brunoise de mangue :

  • Épluchez la mangue et coupez la en brunoise. Ajoutez le zeste et le jus du citron vert et mélangez bien. Réservez au frigo.

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Pour le craquelin :

  • Travaillez tous les ingrédients ensemble jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Étalez la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé jusqu’à obtenir une épaisseur d’un millimètre : on doit voir les grains de sucre apparaitre en transparence lorsque l’on regarde la pâte face à une source de lumière. Réservez au congélateur sur une surface bien plane.

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Pour les éclairs :

  • Préchauffez votre four à 220°. Dans une casserole, faîtes chauffer l’eau, le lait, le sucre, le sel et le beurre ensemble. Une fois le beurre totalement fondu, portez le mélange à ébullition. Hors du feu, ajoutez la farine en une fois et mélangez jusqu’à obtenir un pâton homogène. Desséchez alors la pâte : remettez-la sur le feu et travaillez-la avec une cuillère en bois jusqu’à ce qu’elle se décroche des bords de la casserole et qu’une fine pellicule se forme au fond de celle-ci (sur de petites quantités, cette étape peut se faire en seulement quelques secondes, c’est normal car il y a alors très peu d’humidité). Transvasez la pâte dans un saladier et incorporez environ 3/4 des œufs en mélangeant régulièrement. Il faudra alors être vigilant et incorporez le reste petit à petit en vérifiant la consistance de la pâte à chou régulièrement. Pour cela, faites une fente dans la pâte à l’aide d’une spatule : si la pâte reste droite il faut ajouter de l’œuf, si elle se referme progressivement c’est parfait, si elle se referme vite vous avez ajouté trop d’œuf. Une fois que la consistance de votre pâte à chou est bonne, transvasez-la immédiatement dans une poche à douille munie d’une douille cannelée de 2cm de large.
  • Dressez 8 éclairs de 11cm de long en quinconce sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (le silpat est à éviter). Pour un joli pochage, maintenez une pression régulière et prenez votre temps pour avoir une belle largeur. Personnellement je trace des traits de 11cm au crayon de papier sur le côté opposé de celui sur lequel je poche pour avoir une belle régularité et une main plus sûre pendant le pochage.
  • Sortez votre craquelin du congélateur et détaillez-y 8 rectangles de 11cm de long sur 2.5cm de large. Déposez ces derniers bien au centre de vos éclairs en appuyant légèrement. Il vous restera du craquelin. Vous pouvez le conserver au congélateur 3 mois. Il suffira alors de le retravailler pour pouvoir le ré-étaler. Si vous ne désirez pas faire de craquelin, badigeonnez vos éclairs de lait ou de jaune d’œuf avec une pincée de sel : il faut TOUJOURS un élément pour emprisonner l’air dans vos éclairs, sinon ils ne gonfleront pas.
  • Enfournez dans votre four préchauffé et éteignez-le immédiatement. Laissez vos éclairs ainsi pendant 15mn dans le four éteint puis rallumez ce dernier sur 170° et prolongez la cuisson pour 20/25mn : vos éclairs doivent être légers et bien dorés. Si vos éclairs retombent, c’est qu’ils ne sont pas assez cuits, tout simplement. N’ouvrez jamais la porte pendant la cuisson. Laissez refroidir vos éclairs sur une grille.

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Pour le montage :

  • Coupez vos éclairs en deux en essayant de laisser une certaine hauteur à la base des éclairs. Répartissez la brunoise de mangue dans les moitiés inférieures des éclairs, en faisant bien attention à ne pas prendre le jus de citron avec (cela détremperait la pâte à chou). Fouettez un peu la mousseline pour lui redonner sa souplesse et transvasez-la dans une poche à douille munie d’une large douille cannelée. Pochez-la dans les éclairs, sur la brunoise. (Personnellement j’ai poché en faisant des petits cercles comme ici.) Posez le chapeau de chaque éclair sur sa base et servez immédiatement.

Choux croustillants au chocolat (P. Hermé x C. Michalak)

     Voici une des pâtisseries les plus standard qui soit : un chou, recouvert de craquelin cacao et fourré de crème pâtissière au chocolat. C’est simple, basique et tellement bon ! Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à faire une pâte à choux au cacao, mais qui sait une prochaine fois ? 😉 Pour réaliser ces douceurs, j’ai utilisé les recettes de pâte à chou et de craquelin que j’ai apprises lors d’une masterclass de Christophe Michalak et celle de crème pâtissière de Pierre Hermé qui ne m’a jamais déçu avec son Larousse des desserts (une référence pour la pâtisserie). Si vous me suivez sur Instagram vous avez pu voir que mon premier essai de choux fut… singulier ! En effet je les voulais gros et j’avais largement sous estimé leur gonflement. Je me suis donc retrouvée avec des choux plus grands que ma main. Évidemment pas de gâchis et ils ont été dégustés tels quels :p (je me demande combien de kilos de crème pâtissière il aurait fallu pour remplir des monstres pareil…). Enfin bref, place à la recette pour des choux plus que normaux cette fois-ci 😉

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Temps : 5mn pour le craquelin ; 15mn pour la crème pâtissière ; 25mn de préparation + 30mn de cuisson pour les choux ; 10mn pour le montage
Conservation : 2j environ au frigo
Pour 24 choux

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Ingrédients :

Pour le craquelin cacao :

  • 50g de beurre mou
  • 60g de cassonade
  • 40g de farine
  • 10g de cacao en poudre non sucré

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Pour la crème pâtissière au chocolat :

  • 37.5g de fécule de maïs
  • 50 + 50g de sucre
  • 435mL de lait entier
  • 5 jaunes d’œuf
  • 310g de chocolat coupé en morceaux
  • 45g de beurre mou

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Pour les choux :

  • 90g d’eau
  • 90g de lait entier
  • 4g de sucre semoule
  • 4g de sel
  • 80g de beurre
  • 100g de farine
  • environ 180g d’œuf battus (un peu moins de 4 œufs)

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Recette :

Pour le craquelin cacao :

  • Travaillez tous les ingrédients ensemble jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Étalez la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé jusqu’à obtenir une épaisseur d’un millimètre : on doit voir les grains de sucre apparaitre en transparence lorsque l’on regarde la pâte face à une source de lumière. Réservez au congélateur sur une surface bien plane.

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Pour la crème pâtissière au chocolat :

  • Dans une casserole, versez la fécule, 50g de sucre et le lait. Mélangez bien et portez à ébullition sans cesser de fouetter. Battez les jaunes avec le reste du sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Versez le lait dessus et fouettez jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Reversez ce mélange dans la casserole et portez le tout à ébullition : le mélange va épaissir. Retirez la crème du feu et incorporez-y le chocolat coupé en morceaux en plusieurs fois pour qu’il fonde correctement.
  • Laissez la crème refroidir un peu (jusqu’à atteindre environ 50°) puis incorporez le beurre mou coupé en morceaux à l’aide d’un fouet. Filmez au contact et laissez refroidir au frigo le temps de faire les choux.

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Pour les choux :

  • Préchauffez votre four à 220°. Dans une casserole, faîtes chauffer l’eau, le lait, le sucre, le sel et le beurre ensemble. Une fois le beurre totalement fondu, portez le mélange à ébullition. Hors du feu, ajoutez la farine en une fois et mélangez jusqu’à obtenir un pâton homogène. Desséchez alors la pâte : remettez-la sur le feu et travaillez-la avec une cuillère en bois jusqu’à ce qu’elle se décroche des bords de la casserole et qu’une fine pellicule se forme au fond de celle-ci (sur de petites quantités, cette étape peut se faire en seulement quelques secondes, c’est normal car il y a alors très peu d’humidité). Transvasez la pâte dans un saladier et incorporez environ 3/4 des œufs en mélangeant régulièrement. Il faudra alors être vigilant et incorporez le reste petit à petit en vérifiant la consistance de la pâte à chou régulièrement. Pour cela, faites une fente dans la pâte à l’aide d’une spatule : si la pâte reste droite il faut ajouter de l’oeuf, si elle se referme progressivement c’est parfait, si elle se referme vite vous avez ajouté trop d’œuf. Une fois que la consistance de votre pâte à choux est bonne, transvasez-la immédiatement dans une poche à douille.
  • Dressez des choux réguliers en quinconce sur deux  plaques de cuisson recouvertes de papier sulfurisé (le silpat est à éviter). Pour un joli pochage, placez la poche à douille à la hauteur qui sera la hauteur finale de vos choux et maintenez une pression régulière jusqu’à obtenir le diamètre souhaité : il ne faut pas monter la poche au fur et à mesure.  J’ai ainsi dressé 24 choux de 4/4.5cm de diamètre en plaçant la poche à 2.5cm de hauteur environ.
  • Sortez votre craquelin du congélateur et détaillez-y 24 ronds d’un diamètre plus grand que celui de vos choux (soit 5cm environ) à l’aide d’un emporte-pièce. Déposez ces derniers bien au centre de vos choux en appuyant légèrement. S’il vous reste du craquelin, vous pouvez le conserver au congélateur 3 mois. Il suffira alors de le retravailler pour pouvoir le ré-étaler. Si vous ne désirez pas faire de craquelin, badigeonnez vos choux de lait ou de jaune d’oeuf avec une pincée de sel : il faut TOUJOURS un élément pour emprisonner l’air dans vos choux, sinon ils ne gonfleront pas.
  • Enfournez une plaque de choux dans votre four préchauffé et éteignez-le immédiatement. Laissez vos choux ainsi pendant 15mn dans le four éteint puis rallumez ce dernier sur 170° et prolongez la cuisson pendant 15mn : vos choux doivent être légers et dorés. N’enfournez jamais plus d’une plaque de choux à la fois car il y aurait trop d’humidité dans le four et vos choux ne cuiraient alors pas correctement. Si vos choux retombent, c’est qu’ils ne sont pas assez cuits, tout simplement.
  • Laissez refroidir vos choux sur une grille puis sortez votre crème pâtissière du frigo. Travaillez-la un peu et transvasez-la dans une poche à douilles. Faites un petit trou dans vos choux (en dessous ou sur le côté) et fourrez-les. Vos choux sont pleins lorsque vous sentez la pression de la crème pousser les parois du chou quand vous les remplissez.

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Crèmes brûlées à la vanille

     Avec toutes les recettes à base de blanc d’oeuf que j’ai proposé récemment, il a bien fallu utiliser les jaunes. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de faire des crèmes brûlées. Un dessert qui ne m’a jamais vraiment tenté au resto (je suis trop dépendante des gâteaux au chocolat…) mais que j’ai trouvé absolument fabuleux. J’ai été dans l’erreur pendant tellement d’années, je n’en reviens pas… Par contre, bien évidemment, lorsqu’il a fallu passer à la phase brûlée des crèmes : plus de gaz dans le chalumeau… Désastre désastre et confinement oblige, je n’allais pas sortir uniquement pour cela. J’ai donc du tester l’option four que je ne recommande pas. Comme vous pouvez le voir sur mes photos, le bord commencera de vraiment brûler avant que l’intérieur ne se transforme en la couche craquante tant attendue. En plus de cela, il y a un gros risque de faire tourner la crème et qu’elle graine à cause de la surcuisson que cela peut entrainer. Je vous recommande donc de faire des crèmes brûlées uniquement si vous avez en votre possession un chalumeau si vous voulez qu’elles soient parfaites. Cette recette donne néanmoins d’excellentes crèmes à la vanille peu importe la technique de finition donc vous pouvez toujours essayer pour votre plaisir personnel ;). Je vous conseille d’ailleurs d’ajouter un peu de rhum au mélange si vous aimez ça, elles seront encore meilleures !

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Temps : 20mn de préparation, 30mn d’infusion et 1h15 de cuisson
Conservation : 2/3j au frigo (mais elles seront moins bonnes car la surface va ramollir)
Pour 4 crèmes brûlées

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Ingrédients :

  • 2 gousses de vanille
  • 250mL de lait entier
  • 5 jaunes d’œuf
  • 70g de sucre
  • 250g de crème liquide entière froide
  • de la cassonade pour la finition

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Recette :

  • Fendez les gousses de vanille en deux et grattez les grains à l’aide d’un petit couteau. Portez le lait à ébullition avec les gousses et la vanille grattée.  Retirez du feu puis laissez infuser 30mn. Passez le lait au tamis pour enlever les résidus ainsi que les gousses de vanille puis préchauffez le four à 100°. Mélangez les jaunes avec le sucre sans les faire blanchir. Incorporez la crème froide puis le lait froid. Le mélange doit être bien homogène. Répartissez la crème dans 4 ramequins à crèmes brûlées à l’aide d’une louche. Enfournez 1h15. Le cœur des crèmes doit encore être tremblotant. Laissez reposer 2H au frigo pour bien refroidir les crèmes. Tapotez un sopalin sur la surface pour enlever toute trace d’humidité puis saupoudrez une fine couche régulière de cassonade dessus. Passez un coup de chalumeau pour bien faire caraméliser le sucre puis saupoudrez de cassonade et caramélisez la surface à nouveau. Servez immédiatement.
  • Si vous n’avez pas de chalumeau, passez votre four en mode grill et disposez les crèmes 2/3mn en dessous pour caraméliser le sucre. Dans ce cas, la couche de cassonade doit être très fine pour que la caramélisation soit rapide et ainsi éviter que vos crèmes ne grainent, qu’elles tournent et que le sucre des bords ne brûle. Comme précisé précédemment, je ne recommande pas ce mode de caramélisation qui est très risqué.

Gratin de chou-fleur à la sauce Mornay

     Suite à mes soufflés glacés, j’avais pas mal de jaunes d’œuf à écouler. Comme j’avais prévu de faire un gratin de chou-fleur depuis un petit moment je me suis dit que j’allais tout simplement transformer ma béchamel toute simple en sauce Mornay qui est une sauce béchamel traditionnelle à laquelle on ajoute du gruyère râpé et des jaunes d’œuf ! Un jeu d’enfant !

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Temps : 25mn de préparation + 15mn de cuisson
Conservation : 2/3j au frigo en recouvrant le plat de papier alu
Pour 4 à 6 personnes

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Ingrédients :

  • 1 chou-fleur
  • du gros sel
  • 75g de beurre
  • 75g de farine
  • 750mL de lait
  • 3 jaunes d’œufs
  • 75 + 50g de gruyère râpé
  • sel, poivre et noix de muscade râpée

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Recette :

  • Enlevez les feuilles et coupez le tronc du chou-fleur. Séparez les bouquets et lavez-les soigneusement (personnellement je redivise les bouquets lorsqu’ils sont trop gros et j’enlève également les troncs des bouquets qui me paraissent trop épais car je trouve cela déplaisant en bouche). Faites les cuire dans un gros volume d’eau salée pendant 20mn : ils doivent être assez tendres. Au bout de 15mn, préchauffez votre four à 200° et commencez de préparer votre sauce béchamel. Faites fondre le beurre dans une casserole puis ajoutez la farine d’un coup et mélangez bien jusqu’à obtenir un roux. Ajoutez ensuite le lait puis laissez chauffer jusqu’à épaississement, sans cesser de remuer. Hors du feu, incorporez les jaunes d’oeuf puis les 75g de gruyère râpé pour obtenir votre sauce Mornay. Assaisonnez avec le sel, le poivre et la noix de muscade (facultatif si vous n’êtes pas fan). Répartissez le chou-fleur dans votre plat à gratin puis versez la sauce Mornay par-dessus de façon à tout recouvrir. Saupoudrez le gruyère râpé restant et enfournez 15mn.

Fers à cheval à la noisette

     Troisième et dernière recette de sablés de Noël : des fers à cheval à la noisette. Il s’agit de biscuits que je faisais déjà dans mon enfance dans une version sans noisette mais avec du nutella (un délice également ;)). Cette version là a une texture plus sablée grâce à la poudre de noisette. Le goût de cette dernière est très prononcé, le chocolat noir et la fleur de sel sont ainsi nécessaires afin de casser le sucre qu’elle apporte. Ne faites pas l’impasse là dessus, ils donnent une autre dimension à la recette !

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Temps : 40mn de préparation, 1h de repos, 15mn de cuisson, 15mn de refroidissement
Conservation : plusieurs semaines dans une boite en métal hermétique
Pour 25 biscuits

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Ingrédients :

  • 150g de farine
  • 125g de poudre de noisettes
  • 1 cuillère à café de fleur de sel
  • 60g de sucre
  • 1 jaune d’œuf
  • 130 g de beurre à température ambiante
  • 60 à 70g de chocolat noir

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Recette :

  • Mélangez la farine, la poudre de noisettes, la fleur de sel et le sucre ensemble. Incorporez ensuite le jaune d’œuf puis le beurre coupé en petits morceaux. Pétrissez jusqu’à obtenir une boule (n’hésitez pas à utiliser vos mains, ce sera bien plus rapide et donnera un meilleur résultat qu’avec une cuillère en bois). Emballez la pâte dans du film alimentaire et laissez-la reposer au moins 1h au frigo.
  • Préchauffez le four à 170°. Prélevez un morceau de pâte de la taille d’une grosse truffe, formez une boule avec en le roulant entre la paume de vos mains puis transformez cette boule en boudin et donnez lui la forme d’un fer à cheval. Déposez ce dernier sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé ou de silpat. Recommencez jusqu’à épuisement de la pâte. Enfournez 15mn environ jusqu’à ce que les biscuits soient dorés. Laissez les biscuits refroidir quelques minutes sur la plaque avant de les laisser refroidir complétement sur une grille (attention en les décollant du papier, ils sont très fragiles !). Faites fondre le chocolat au bain-marie et trempez les extrémités des fers à cheval dans le chocolat fondu. Laissez durcir sur une feuille de papier cuisson, de silpat ou une grille (attention là encore en les décollant lorsque vous les rangerez car ils sont très fragiles).